Je décide de consulter un médecin.

Ce que je vis :

Comme je n’ai pas de médecin de famille, j’essaie d’obtenir une consultation dans une clinique sans rendez-vous. Rien n’est disponible avant plusieurs jours, sauf à 50 km de chez moi. Impossible d’y aller : je n’ai personne pour garder les enfants.

J’envisage d’aller aux urgences mais je me demande si je ne dramatise pas. Peut-être que je suis juste épuisée.

Les semaines passent. L’intervenante de la DPJ m’appelle : j’ai encore manqué un rendez-vous avec elle. Elle m’accuse de manquer d’engagement envers mes enfants et remet en doute ma collaboration. Lui, de son côté, est toujours présent à chacun de ses rendez-vous.

Explication :

La violence conjugale est associée à un risque élevé de traumatisme craniocérébral (TCC). Les symptômes peuvent inclure des difficultés de concentration, de la fatigue, des pertes de mémoire, une impression d’être au ralenti ou encore une irritabilité accrue. Ces manifestations peuvent parfois donner l’impression que la femme est désorganisée. Or, l’accès aux soins de santé demeure complexe. Tous les TCC ne sont pas dépistés par les professionnels de la santé et le parcours médical peut être long, ce qui retarde le traitement.

C’est pourquoi il est important d’encourager les victimes à consulter le plus rapidement possible après avoir subi un coup. Une prise en charge rapide est essentielle pour favoriser la guérison. Un professionnel de la santé peut les informer sur les étapes à suivre dans les jours qui suivent l’incident. Cependant, l’absence de médecin de famille et les délais pour obtenir une consultation peuvent freiner cette démarche.

Ce projet a été financé par le gouvernement du Québec/Secrétariat à la condition féminine.