J’accepte d’être accompagnée par une intervenante au poste de police.

Ce que je vis :

J’ai peur, j’hésite. Et s’ils me prennent pour une paranoïaque ?
Avec le soutien de mon intervenante, je réussis à expliquer ce que je vis : ce n’est pas un incident isolé, ce sont des années de contrôle, qui continuent aujourd’hui, même après la séparation. Je leur dis que je ne peux pas porter plainte pour l’instant. Si mon ex l’apprend, il va vider notre compte conjoint et me couper financièrement. Les policiers semblent attentifs. Ils ouvrent un rapport d’événement. Ils notent tout, y compris mon historique de violence. Ils me disent que cela pourra m’aider plus tard, si je décide d’aller plus loin légalement. Mon intervenante me suggère également de leur transférer toutes les preuves (échanges textos, messages vocaux, captures d’écran) que j’ai précieusement sauvegardées dans une clé USB.

Explication :

Faire une déclaration à la police est une démarche difficile, surtout lorsqu’on a vécu des années de contrôle. Pourtant, documenter les faits est une étape importante, même si aucune plainte n’est portée immédiatement. Les policiers sont de plus en plus formés au contrôle coercitif, une forme de violence qui pourrait bientôt être criminalisée au Canada.

Ressources :

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale : controlecoercitif.ca

Ce projet a été financé par le gouvernement du Québec/Secrétariat à la condition féminine.